3ème jour : le Palais d'été, la rue de Nanluogu Alley


Retour à Pékin

Je retourne ensuite à Pékin en Didi. J’ai sans doute payé plus cher que nécessaire, mais je ne voulais pas perdre de temps à attendre un bus.

J’avais encore de l’avance, et je voulais en profiter pour rentrer suffisamment tôt afin de visiter le Palais d’Été. Je n’avais visiblement pas encore assez marché : l’envie d’explorer les lieux emblématiques de Pékin était toujours là.

Je repasse d’abord par ma chambre d’hôtel pour me poser un peu. Je décide de commander à manger avec l’aide du responsable de l’hôtel, qui parle anglais. J’opte pour des raviolis chinois à la viande, cuits à la vapeur. J’avais envie de tester la livraison en chambre avec le robot, curieuse de voir cette scène un peu futuriste. Mon repas mettra finalement près d’une heure à arriver, juste le temps de me reposer un peu avant de repartir.


Le Palais d'été

Pour gagner du temps, je reprends un Didi qui me conduit directement à l’entrée du Palais d’Été. Le site étant en extérieur, je traverse Pékin et j’arrive en fin d’après-midi, exactement comme je l’espérais. En entrant dans le Palais d’Été, je change complètement d’atmosphère. Après l’effort de la muraille, place à quelque chose de plus apaisant. Les allées sont larges, les pavillons élégants, et le regard se perd rapidement entre les temples, les ponts et le lac.

La lumière de fin de journée enveloppe le lieu d’une douceur particulière. Le soleil descend lentement, se reflétant sur l’eau du lac Kunming. Les couleurs deviennent plus chaudes, presque dorées, et tout semble ralentir. Je marche sans vraiment suivre de chemin précis, me laissant porter par l’endroit. Chaque détour offre une nouvelle perspective : un pavillon perché, un pont délicat, une silhouette qui se découpe dans la lumière du soir.

Malgré le monde, je trouve des instants de calme. Comme si le lieu imposait naturellement une certaine sérénité. Je prends le temps, simplement. Après cette journée intense, c’est exactement ce qu’il me fallait.


La rue de Nanluogu Alley

La nuit commence à tomber lorsque je quitte le Palais d’Été. Je reprends la route vers le centre de Pékin, encore imprégnée du calme du lieu.

Quelques heures plus tôt, j’étais sur la muraille, presque seule face à l’immensité. Et me voilà maintenant plongée dans l’agitation de la ville.

Je me rends dans la rue de Nanluogu Alley, bien connue pour sa street food. Les lumières, les odeurs, le bruit… tout contraste avec la sérénité de la fin d’après-midi. Je m’arrête pour goûter au célèbre canard laqué. Assise là, je savoure ce moment simple. Après cette journée intense, entre montagnes, histoire et marche, ce repas a un goût particulier.

La fatigue commence à se faire sentir, mais c’est une bonne fatigue. Celle d’une journée bien remplie. En rentrant, je repense à tout ce que j’ai vécu en quelques heures seulement. La muraille au lever du soleil, le coucher du soleil au Palais d’Été, puis l’énergie de Pékin la nuit.