2ème jour : le village d'eau de Gubei et la vue sur la muraille de Chine


Direction Gubei

Je prépare mon sac pour ma prochaine excursion — et pas des moindres. Je quitte la chambre jusqu’au lendemain : j’ai décidé de dormir au pied de la muraille de Chine pour être en haut dès l’aube et admirer le lever du soleil.

Je dois d’abord trouver l’arrêt de bus. Je prends un Didi jusqu’au lieu indiqué : Dongzhimen. Je pensais que ce serait la partie la plus difficile. Finalement, le chauffeur me dépose non loin de l’arrêt. Je demande mon chemin à la station située en face : il me suffit de traverser le grand boulevard. J’arrive même un peu en avance, plutôt fière de moi.

Le bus arrive. Et là, tout se complique. Au moment de monter, je comprends que le chauffeur n’accepte ni Alipay ni WeChat. Seulement du cash… ou une application locale que je n’ai pas. Quelques personnes essaient de m’aider, sans succès. Aucun magasin à proximité.

À cet instant, je me dis : ce n’est pas possible… je ne suis pas venue jusqu’en Chine pour rater la muraille.

Finalement, le chauffeur accepte de m’emmener et que je le paie une fois arrivée à Gubei.

20251102_122340


Gubei, la ville d'eau

Arrivée à Gubei, la ville d’eau, je trouve de l’aide pour obtenir des espèces : un commerçant accepte de me donner du cash en échange d’un paiement via WeChat. Je retourne ensuite au bus pour régler mon dû au chauffeur, en le remerciant.

La ville d’eau de Gubei ne sera pas ma dernière destination de la journée. Ce village, en grande partie reconstruit dans le respect de l’architecture traditionnelle, a tout pour séduire. C’est notamment pour voir la muraille éclairée en fin de journée que je suis venue jusqu’ici.

Je me plais à me balader tranquillement dans les ruelles. Je prends le temps d’apprécier l’instant : tantôt je traverse un pont, tantôt je longe le canal, tantôt je me perds dans une petite ruelle. Les couleurs de l’automne se mêlent aux murs gris et donnent au lieu une atmosphère presque intemporelle.

Puis je bifurque et m’engage dans une ruelle en pente. Le soleil commence à décliner… et soudain, elle apparaît. Au loin, la muraille, immense, se dessine dans la lumière dorée du soir.


Prochaine étape Jingshanling

Il est temps pour moi de quitter la ville d’eau de Gubei. Je commande un Didi pour rejoindre Jingshanling, à une trentaine de minutes de route. Le trajet me coûtera un peu plus cher que prévu, mais peu importe : la fatigue commence à se faire sentir et je n’ai qu’une envie, arriver à l’hôtel, me poser et passer une bonne nuit avant une nouvelle journée qui s’annonce prometteuse.

À l’entrée du site, un garde autorise le véhicule à passer. L’endroit n’est pas très grand, pourtant je ne distingue pas mon hôtel. Finalement, le responsable vient à ma rencontre et m’y accompagne. J’ai rapidement l’impression d’être la seule cliente.

Ma chambre se trouve juste à côté de la réception. L’hôtel semble tenu par un couple, probablement mari et femme. Je profite de mon arrivée pour leur demander des informations pour le lendemain matin : comment accéder à la muraille dès 5 heures, par où passer…

Ils me donnent un bol de nouilles en guise de petit déjeuner. Comme je n’ai pris qu’un léger encas à Gubei, je décide de le manger dès ce soir. Un peu de féculents ne me feront pas de mal, et, pour être honnête, je ne me vois pas vraiment avaler ça au réveil. Heureusement, j’ai quelques gâteaux que j’emporterai avec moi pour le matin.

Je prends enfin mes quartiers. La chambre est fraîche, presque froide. Une bonne douche, puis je me glisse sous les couvertures… prête à récupérer.