Aéroport de Daxing

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L’aéroport de Daxing, inauguré en 2019, ne laisse personne indifférent. Certains y voient un phénix déployant ses ailes — symbole du roi des oiseaux dans la mythologie chinoise — d’autres une étoile de mer à six branches. À une quarantaine de kilomètres au sud, il s’inscrit presque naturellement dans le prolongement de l’axe nord–sud de Pékin, le même qui traverse la Cité interdite. Conçu pour tirer parti des technologies modernes, il mise sur l’efficacité énergétique : production photovoltaïque, récupération et réutilisation des eaux pluviales, et l’un des plus vastes systèmes de pompe à chaleur géothermique au monde.


1er jour : Immersion en terre inconnue

Il est temps maintenant de rejoindre le coeur de Pékin et de trouver mon hôtel. Pour cela je dois prendre le métro de l’aéroport de Daxing à Caoqiao. Les indications dans l’aéroport sont très claires : je repère rapidement le chemin menant à la station.

Sur l’application Alipay, je sélectionne « Beijing » puis « Subway » afin de générer un QR code pour le trajet. Tout fonctionne parfaitement : je parviens à charger le code et à le scanner pour prendre le métro.

Pour atteindre mon hôtel, je dois enchaîner trois lignes différentes. L’application Metroman m’a été d’une grande aide : elle m’a permis de déterminer précisément quelles correspondances prendre pour arriver au plus près de ma destination. Le prix est bon marché car moins de 5 euros avec le Daxing Airport Express. Les prix sont mentionnées dans l’application Metroman.

Les indications étaient claires, aussi bien dans l’application que dans le métro. J’étais tellement concentrée sur mon trajet que je ne me souviens même plus s’il y avait beaucoup de monde autour de moi. En revanche, je pense que je me souviendrais toujours de ma sortie du métro. Une foule dense, du bruit de toutes parts, des odeurs de nourriture qui flottent dans l’air, des petites ruelles… mais où suis-je exactement ? Tout semble fourmiller autour de moi et, l’espace d’un instant, une pointe de panique me gagne. Je sors mon téléphone et ouvre Amap pour retrouver mon chemin. L’application détecte ma position, je copie l’adresse de l’hôtel et me mets en route.

Je m’engage d’abord dans une minuscule ruelle. Très vite, le doute m’envahit : est-ce vraiment par là ? Je ne le sais pas encore, mais je viens tout simplement d’entrer dans un hutong. Je fais demi-tour, prends une autre direction… pour finalement me rendre compte que ce n’est pas la bonne. Résignée, je reviens sur mes pas et reprends la toute première ruelle.

Je dois parcourir environ 700 à 800 mètres, ma valise à la main et mon sac à dos sur les épaules. J’ai l’impression que tous les regards se posent sur moi. Je n’ai même pas le réflexe d’apprécier cette toute première immersion dans Pékin, tant je suis concentrée sur l’idée d’arriver.

Au bout de la ruelle, la ville s’ouvre soudain : une grande route avec beaucoup de circulation (voiture, scooter, vélos…), des petits magasins alignés de chaque côté. Mon estomac, lui, ne suit plus vraiment. J’imagine que le dernier repas — un petit déjeuner à base de friand à la tomate dans l’avion — y est pour quelque chose. Peut-être aussi l’inquiétude, le stress de l’inconnu, la fatigue accumulée… Les odeurs de nourriture me dérangent un peu, alors que paradoxalement je sais qu’il faudrait que je mange.

Je tourne à gauche dans la grande rue, scrute les façades… et enfin, je l’aperçois : mon hôtel, juste de l’autre côté de la route. Ouf. J’y suis.

Maintenant que j’ai enfin trouvé l’hôtel, je me dis qu’il serait bon de manger un petit quelque chose. Je m’arrête devant un stand et décide de tester une pâte farcie à la viande. Mauvaise idée… 

Je rentre enfin dans l’hôtel. À l’accueil, la réceptionniste semble parler un peu anglais. Je lui explique que j’ai une réservation et lui tends mon passeport. J’avais lu que les étrangers devaient obligatoirement le présenter pour l’enregistrement. Elle échange quelques mots avec son collègue… et je ne comprends absolument rien. Je tends l’oreille, espérant saisir au moins un mot familier, mais c’est peine perdue.

Finalement, après avoir pris toutes les informations nécessaires, elle me rend mon passeport. Ouf, ma réservation a bien été retrouvée.

Petite frayeur pourtant, quelques semaines avant mon départ. Je consultais régulièrement mes réservations — j’aimais bien revoir les photos des hôtels que j’avais réservé pour me projeter dans le voyage — quand j’ai découvert une étrange mention indiquant que l’établissement n’acceptait plus de nouvelles réservations. Inquiète, j’ai immédiatement contacté Trip pour comprendre ce qu’il se passait. La réponse s’est fait attendre, mais j’ai fini par apprendre que l’hôtel avait été rénové et qu’il portait désormais un autre nom. Ma réservation, elle, était toujours valable : seul le nom sous lequel l’établissement apparaissait avait changé.

La chambre n’était pas encore prête — il n’était que 13 h, après tout. J’ai profité de l’attente pour grignoter mon premier encas et boire un thé offert à la réception. Je le regrette presque aussitôt. Était-ce parce que j’étais encore barbouillée ? Peut-être. En tout cas, je n’ai pas aimé : beaucoup trop gras pour moi. Le deuxième, je ne l’ai même pas envisagé : par peur de me rendre malade dès le premier jour, et puis honnêtement, je pense qu’il ne serait tout simplement pas passé…

Environ vingt minutes plus tard, on m’a indiqué que je pouvais monter dans ma chambre. Je découvre une chambre spacieuse et agréable avec fenêtre donnant sur un toit et la rue. Je commence par prendre une bonne douche et me changer.

La place Tiān'ānmén et la Cité Interdite

Maintenant, pas de temps à perdre : j’avais déjà réservé mon entrée pour la place Tian’anmen via l’application WeChat, dans le mini-programme officiel – et gratuit – dédié à la “place Tiān’ānmén”. J’avais également réservé mon billet d’accès à la Cité interdite sur Trip (11,60 euros), l’entrée devait impérativement se faire avant 15 h 30.

Je décidai donc de commencer mes visites par ce site incontournable. Certains diront que c’est trop touristique ; pour moi, c’est l’âme même de Pékin, un symbole d’histoire et de puissance. Pour m’y rendre, j’opte pour l’application Didi. Je demande un petit coup de main à la réception – merci le traducteur – et finalement c’est assez simple. Il suffit surtout d’indiquer précisément le point où l’on souhaite être déposé, car la place Tian’anmen comporte plusieurs entrées.

Le Didi arrive en une dizaine de minutes, malgré la circulation dense de cette heure-là. Je montre ma réservation sur l’écran de mon téléphone pour confirmer ma destination, le chauffeur acquiesce et nous voilà partis. J’en profite pour découvrir Pékin à travers la vitre : ses avenues larges, ses contrastes, son énergie. Environ vingt minutes plus tard, le Didi me dépose non loin de mon point d’entrée. Je paie 30.20 CYN le trajet.

Je poursuis à pied, guidée par l’application Amap. Ne sachant pas exactement où me diriger, je montre une nouvelle fois ma réservation à un garde ; il m’indique le point de contrôle à rejoindre. Je passe alors devant la porte Qianmen, qui marque le début de l’une des artères principales de Pékin. L’impression de plonger au cœur de l’histoire devient plus forte à chaque pas.


Je finis par trouver le point de contrôle. Je présente mon passeport au garde et il me laisse passer. À partir de là, je dois suivre un parcours balisé : une rue dans un sens, puis dans l’autre, pour rejoindre le contrôle des sacs. Il n’y a pas trop de monde, finalement. Une file s’est formée, mais elle avance vite. Je dépose mon sac à dos sur le tapis du scanner ; tout se déroule sans encombre.

Je continue à suivre le tracé imposé et, après quelques minutes, j’arrive enfin sur cette immense esplanade qu’est la place Tian’anmen. Cette place est tristement célèbre pour les événements de juin 1989. J’ai en tête une image : celle de cet homme debout devant les chars. J’avais 16 ans à l’époque, sans véritablement comprendre ce qui se jouait alors… Une image pourtant marquante, largement relayée par les médias.

Plus récemment, le 3 septembre, la place a accueilli l’un des plus grands défilés militaires de Chine, organisé pour commémorer le 80ᵉ anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale et de la victoire chinoise sur le Japon. Et le 1ᵉʳ octobre dernier, c’est la cérémonie des 76 ans de la fondation de la République populaire de Chine qui s’est tenue ici même. Un lieu chargé d’histoire, dans toutes ses dimensions.


Je fais le tour tranquillement et me rapproche de la cité interdite, il y a un peu plus de monde. Je découvre cette grand façade avec le portait de Mao Zedong, fondateur de la République populaire de Chine et à l’initiative du Grand Bond en avant (1958 – 1962) et de la Révolution culturelle (1966 – 1976). Il reste une figure très controversée de la Chine, d’un côté famine, persécutions, chaos politique et d’un autre côté honoré comme le fondateur de l’Etat moderne. Mao Zedong proclama la République populaire de Chine le 1er octobre 1949 depuis le balcon de la porte de la Paix céleste surplombant la place Tian’anmen

Je longe la façade, puis je traverse le pont qui mène à la première porte. J’observe ces immenses portes rouges, couvertes de clous impériaux alignés dans une parfaite grille de 9 par 9, symbole de puissance et de perfection dans la Chine impériale. Le chiffre 9 était celui de l’empereur, et ce motif était réservé aux bâtiments de plus haut rang. Les plus grands palais soutenus par 9 piliers.


Plus j’avance, plus je vois des gens courir. Soudain, je me rappelle que je dois entrer dans la Cité interdite avant 15 h 30. Je pensais être déjà à l’intérieur, mais je n’ai encore passé aucun point de contrôle. J’accélère le pas et j’aperçois enfin les portiques de sécurité. Ouf, il y a encore du monde. Je me dirige vers l’accès… et j’entre dans la Cité interdite.

Un peu d'histoire

La Cité doit son nom au fait que son accès était interdit au peuple et aux personnes étrangères à la famille impériale pendant plus de 500 ans. Le palais impérial des dynasties Ming et Qing a été édifié entre 1406 et 1420 par l’empereur Yongle (Ming Zhu Di). Il décida de transférer la capitale de Nankin à Pékin. Il voulait un palais à la hauteur de son pouvoir, mais aussi un centre politique et symbolique du monde chinois. Les empereurs et leur famille (14 empereurs Ming et 10 empereurs Qing) vivaient en autonomie et ne sortaient que pour des cérémonies ou des inspections.

La Cité interdite a été conçue selon les principes du Fengshui : le yin et le yang et les cinq éléments de l’univers (eau, feu, bois, métal et terre), visant à harmoniser l’homme et l’environnement. Son axe principal nord-sud, la protection des collines au nord, l’ouverture au sud ainsi que la symétrie des cours et des halls reflètent ces règles. Même les couleurs et les matériaux choisis portent une forte symbolique impériale.

Les couleurs sont particulièrement significatives : le rouge ou pourpre des murs représente l’ordre, le centre de l’univers et la prospérité. C’est une couleur censée apporter chance, reconnaissance et renommée. Le jaune, utilisé pour les toits et symbole de la famille royale, incarne le respect et l’autorité impériale. Seul l’empereur avait le droit de porter des vêtements jaunes. Le jaune est également central dans la cosmologie chinoise et représente le centre de l’univers dans la pensée impériale. Le vert symbolise l’espoir, l’harmonie et la régénération. Dans la culture chinoise, il est associé à la croissance, à la fertilité, à la santé et est considéré comme une couleur porte-bonheur.

Les statues en bronze ou en marbre, souvent placées le long des toits, avaient une fonction symbolique et protectrice. Chaque animal représentait une qualité ou une puissance : le dragon symbolisait l’autorité impériale et protégeait le palais, le phénix incarnait l’harmonie et la noblesse, le lion la puissance et la protection, la cigogne et la tortue la longévité et l’immortalité, le singe servait à repousser les forces néfastes, et les chevaux représentaient la vitesse et l’endurance. Ces statues avaient aussi un rôle pratique : leur poids contribuait à stabiliser les tuiles faîtières

La rivière aux eaux d’or, située dans la cour extérieure, servait à réguler l’humidité et à prévenir les incendies. Des marmites en bronze étaient disposées le long de la rivière pour contenir de l’eau en cas de feu.

Cinq ponts traversent la rivière, chacun symbolisant des vertus inspirées des enseignements confucéens, telles que l’humanité, le sens du devoir et la piété filiale. Le pont central était réservé à l’empereur, deux autres à sa famille, et les deux restants aux fonctionnaires.

Les balustrades en marbre, sculptées de dragons et de phénix, ornent les ponts et se prolongent le long de la rivière, combinant fonction décorative et symbolique pour renforcer la puissance et l’harmonie de l’ensemble.

Le temps a filé sans que je m’en rende compte. Les haut-parleurs annoncent la fermeture imminente ; il faut avancer. Derrière nous, les gardiens commencent déjà à fermer les portes. J’ai mal calculé mon temps, et je le regrette. Un lieu comme celui-ci demande qu’on s’y attarde, qu’on s’imprègne lentement de son histoire et de ses silences.

À contrecœur, je me laisse entraîner vers la sortie, avançant au rythme de la foule. Mes pas me conduisent finalement dans le jardin impérial, comme une transition douce après la grandeur solennelle des palais.

J’avais dans l’idée de monter jusqu’au temple situé au sommet de la colline de Jingshan. Sur les photos, on distingue la foule déjà amassée là-haut ; le point de vue doit être splendide au moment du coucher du soleil. Mais la foule a eu raison de moi. C’est aussi ma première journée après un long vol, et la fatigue commence à se faire sentir. Je décide finalement de prendre le chemin du retour.

Je ne sais pas encore si je rentrerai en Didi ou à pied ; je ne me rends pas vraiment compte des distances ici. Je laisse la question en suspens et avance tranquillement. À la sortie de la Cité interdite, je prends le temps de m’arrêter quelques instants. Le soleil descend lentement et embrase la tour d’angle, baignée d’une lumière dorée.

Finalement, j’ai envie de profiter de cette première journée jusqu’au bout et j’opte pour la marche à pied jusqu’à mon hôtel. Je m’aide de l’application Amap pour me diriger, sur le même principe que Google Maps. L’itinéraire s’affiche clairement. Très vite, je reconnais la route qu’avait empruntée le Didi à l’aller : une longue avenue parfaitement droite.

Je marche d’un pas tranquille, porté par la douceur du soir. La fatigue est là, mais elle se mêle à une certaine satisfaction : celle de découvrir la ville à mon rythme, sans précipitation. Autour de moi, Pékin continue de vivre, indifférente à mon passage. Cette marche devient peu à peu le prolongement naturel de la journée, comme une transition apaisante avant le retour à l’hôtel.

J’arrive enfin à l’hôtel. Je monte dans ma chambre sans m’attarder davantage. Cette première journée a été dense, riche, presque irréelle par moments. Je me glisse sous les draps avec encore en tête les images de la Cité interdite et du soleil couchant. Le sommeil me gagne presque immédiatement, mettant un point final naturel à cette entrée en matière pékinoise.


2ème jour : Temple des Lamas - Les hutongs

Petit apparté et pas des moindre car j’ai perdu la plupart des vidéos et photos du 2e au 5e jour. J’ai pu en récupérer un peu, surtout des vidéos, malheureusement pas tout. Du coup, je vais vous partager les moments que j’avais déjà publiés pendant le voyage, ainsi que de nouveaux montages avec ce que j’ai pu sauver… et il y a quand même de très belles choses à découvrir. Comme quoi, l’essentiel des souvenirs reste intact !!!

Je suis vite tombée dans les bras de Morphée et j’ai dormi presque 9 heures. Une nuit vraiment bénéfique : je me sens d’aplomb, prête pour une belle journée de découverte. Ce matin, je prends le temps. Dans ma chambre d’hôtel, une bouilloire et quelques sachets de thé m’attendent. Je m’installe près de la fenêtre, profite du soleil et de la vue sur la rue qui s’éveille doucement. Un thé, quelques gâteaux… et simplement le plaisir de commencer la journée en douceur.

Je prépare mon sac à dos pour cette matinée de découverte. Au programme : le temple des Lamas, puis une balade dans les hutongs.

En sortant de l’hôtel, je cherche une petite boutique et m’achète une pomme. Dans la rue Jiadaokou East Street, je tombe sur une boulangerie. En vitrine, plusieurs pâtisseries me font très envie. Même si mon estomac est encore un peu patraque — et le restera quelques jours — je choisis une viennoiserie (8 yuan) qui ressemble à ce que je pourrais manger chez moi. Et c’est un vrai délice. J’y retournerai d’ailleurs avant de quitter Pékin. Je longe ensuite cette grande rue en m’imprégnant de l’ambiance. Je savoure le moment : le soleil brille et il ne fait pas trop froid.
J’arrive à une intersection et reconnais l’arrêt de métro Beixingiao où je suis arrivée la veille. Je tourne dans la rue Yonghegong Street, le temple des Lamas se trouve au bout. Sur les côtés, j’aperçois de petites ruelles : ce sont les hutongs. Je décide qu’au retour, je les emprunterai. J’apprécie cet instant où je me laisse porter par le moment.

J’arrive au temple des Lamas (雍和宫) et j’achète mon billet d’entrée sur place, pour 25 yuans. Après le passage de la sécurité, je découvre enfin les lieux. L’architecture me rappelle celle de la Cité interdite, avec ses couleurs et ses toits ornés de petites figurines, à la différence qu’il s’agit ici d’un site bouddhiste tibétain.

Le temple des Lamas

Je me promène dans l’un des plus grands temples bouddhistes tibétains, autrefois palais impérial et lieu de culte pour les empereurs de la dynastie Qing. J’observe les fidèles venus se recueillir, brûler de l’encens et prier. immédiatement, mettant un point final naturel à cette entrée en matière pékinoise. Je reste deux heures environ et ensuite je décide de découvrir les alentours.

Les Hutongs

Je m’engage dans l’un des hutongs, ces ruelles traditionnelles de Pékin qui remontent à plusieurs siècles. Autrefois, elles formaient de véritables quartiers de vie, organisés autour de maisons à cour intérieure. Leur nom viendrait d’un mot mongol signifiant “puits”, en référence aux points d’eau autour desquels ces quartiers s’organisaient. En m’y promenant, je découvre une autre facette de la ville, plus intime, presque hors du temps.


La rue Guozijian

J’emprunte la rue Guozijian pour rentrer vers l’hôtel. L’animation y est constante : des passants se croisent, des vélos filent, et quelques échoppes laissent échapper des odeurs sucrées. C’est ici que se trouve le temple de Confucius, que je visiterai à la fin de mon voyage.
Bordée de murs gris traditionnels et de portes rouges, la rue affirme pleinement son caractère historique. Sous les arbres, les feuilles aux teintes d’automne craquent légèrement sous les pas et ajoutent une touche presque paisible à l’agitation ambiante.
En chemin, je m’arrête pour acheter un bâtonnet de fraises caramélisées, encore brillant de sucre, que je croque en poursuivant ma route.