Réservation des billets d'avion (mars 2025)

Après avoir reçu un remboursement pour le retard de mon vol retour de Dubaï (Février 2025), j’ai pris la décision de réserver mes billets pour mon prochain voyage.

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Comment voyager ? Quel itinéraire ? Comment réserver les hôtels ? Passer par une agence ou non ?

Pour préparer ce voyage, j’ai commencé comme beaucoup d’entre nous : en me plongeant dans une véritable avalanche de vidéos YouTube. J’ai regardé des films de voyageurs francophones et anglophones racontant leurs aventures en Chine, chacun avec sa sensibilité, ses émerveillements, ses surprises. Et au fil de leurs récits, j’ai découvert un élément auquel je ne m’attendais pas : l’existence d’applications absolument indispensables pour voyager en Chine.

Comme Trip, qui m’a été indispensable pour réserver mes hôtels et organiser certaines visites. Ou encore Alipay et WeChat, sans lesquels il est pratiquement impossible de payer quoi que ce soit sur place. J’ai aussi découvert Amap, l’équivalent chinois de Google Maps, mais en bien plus précis et fiable. Autant d’outils qui, très vite, se sont révélés essentiels pour préparer mon itinéraire et imaginer concrètement la façon dont j’allais voyager à travers le pays

En parallèle, je parcourais les programmes proposés par différentes agences de voyage. Aucun circuit ne correspondait exactement à ce que je recherchais, mais ils m’ont tout de même offert quelques pistes — notamment l’idée d’inclure Pékin et Xi’an dans mon itinéraire.

Au fond, j’avais aussi envie d’autre chose : me lancer à nouveau le défi de partir seule, comme je l’avais déjà fait pour d’autres destinations. Mes derniers voyages, à l’exception de Dubaï, s’étaient déroulés en petits groupes, rythmés par des randonnées et des activités organisées. Cette fois, j’avais envie de retrouver cette liberté simple mais exaltante : celle de créer mon voyage de A à Z, selon mes envies, mes intuitions, mes propres pas.

C’est ainsi qu’est né mon circuit : un mélange d’inspirations glanées au fil des vidéos, de quelques idées piochées dans les programmes d’agences, mais surtout d’une envie profonde de retrouver la liberté de voyager seule et de construire mon aventure à ma manière

Quelques infos

  • Assurance voyage : Heymondo
  • Assurance drone : Air courtage
  • Enregistrement du drone sur le site CAAC via china drone registration (obtention QR code)
  • Abonnement free 35 Go étranger pas besoin de VPN (tout à bien fonctionné)
  • Décalage horaire : + 7h
  • Température en novembre : entre 0° et 17° selon les régions
  • change : 1 euro = 8.20 CNY (environ)
  • Matériel utilisé pour les photos et les vidéos : canon R7 x 2 avec objectifs 100 – 400 mm et 24 – 105 mm, Gopro 12 avec stabilisateur Hohem iSteady Pro 4, DJI mavic 3 classic, trépié K&F concept
  • Quelques mots chinois : Nǐ hǎo (bonjour), Xièxiè (merci), Bù (non), Chá (thé), Shuǐ (eau), Bīng (froid), Rè (chaud), Bù là (pas épicé), Wǒ shì (je suis), piào (ticket), Huǒchē (train)…

Mon itinéraire

1 au 4 novembre : Pékin (3 nuits)

2 au 3 novembre : Jingshanling
(1 nuit au pied de la muraille de Chine)

4 au 7 novembre : Xi’an (3 nuits)

7 au 8 novembre : Wudang mountain (1 nuit)

8 au 9 novembre : train nuit
(Shiyan – Changsha)

9 au 12 novembre : Zhangjiajie
(2 nuits dans le parc + 1 nuit près de la gare)

12 au 13 novembre : Shangrao
(1 nuit pour la visite de la vallée de Wangxian)

13 au 14 novembre : Wuyishan
(1 nuit dans le parc national) 

14 au 15 novembre : Pékin (1 nuit)


Le départ

Le jour du départ était enfin arrivé après huit mois de préparation et d’attente. La veille, j’avais dormi à l’hôtel pour éviter la course du matin : un long trajet m’attendait. Je me suis enregistrée sur le site d’Etihad et ai choisi un siège côté hublot, mais je n’avais pas bien regardé la carte et me suis retrouvée au niveau de l’aile. L’heure approchant, j’ai déposé mon bagage en soute après m’être assurée qu’il n’y avait aucune batterie à l’intérieur, puis je me suis dirigée vers la douane et le contrôle du bagage cabine. J’étais un peu anxieuse car j’avais toutes mes batteries — y compris trois pour mon drone — mais tout s’est finalement bien passé. Je les avais mises dans des pochettes de sécurité et elles étaient déchargées. Il ne me restait plus qu’à attendre l’embarquement. L’avion a décollé et atterri à l’heure. Le départ de Zurich avait été décalé de 20 minutes, information connue bien avant la date, ce qui me laissait environ une heure trente pour la correspondance. Comme j’avais déjà fait escale dans cet aéroport, je le connaissais bien et savais qu’il était facile de s’y repérer. Avant le débarquement, j’ai pu voir sur mon écran la porte d’arrivée et celle du vol suivant : elles étaient relativement proches, mais je restais incertaine au sujet du contrôle des bagages. J’ai donc emprunté le parcours de transit, passé les formalités et le contrôle du sac cabine — encore une fois sans problème — puis rejoint la porte d’embarquement où il a fallu patienter un peu.

Mon vol pour Pékin a été parfait : départ et arrivée à l’heure. À la fin du vol, j’ai échangé quelques mots avec ma voisine, une jeune mariée de retour d’un beau voyage de noces à travers la France, l’Italie et la Suisse — une jolie introduction à mon propre voyage. J’ai voulu tester mon chinois, mais ma prononciation a vite trahi mes efforts ; après tant de mois sur Duolingo, je n’arrivais pas à me faire comprendre et je n’avais même pas encore mis le pied en Chine. J’en ri encore… Nous avons poursuivi la conversation, chacune essayant de parler la langue de l’autre, malgré toutes les difficultés que cela impliquait.. Je regrettais juste qu’elle ne soit pas assise à côté de son mari.

Juste avant d’arriver à Pékin, j’ai eu une petite frayeur lorsque l’avion a perdu un peu d’altitude. J’avoue que c’était la première fois que cela m’arrivait, alors que j’avais déjà pris l’avion plusieurs fois. C’est assez impressionnant… Heureusement, c’était en fin de vol.

À mon arrivée à Pékin, tout s’est enchaîné étonnamment facilement. Les formalités étaient clairement indiquées, si bien que je savais exactement où aller. Je m’étais renseignée avant le départ et je savais que je devais enregistrer mes empreintes sur une machine avant de passer la douane. Quant à la carte d’arrivée, je l’avais pré-remplie sur internet… pour finalement découvrir que le système n’était pas encore actif. Il ne serait mis en service que le 20 novembre, quelques jours après mon retour. J’ai donc rempli la fiche à la main, comme au bon vieux temps, avant de me présenter à la douane.

J’ai ensuite récupéré ma valise sur le tapis, intacte et fidèle au rendez-vous. En sortant, ma première action a été d’acheter une bouteille d’eau — un simple prétexte pour vérifier que ma carte enregistrée sur Alipay fonctionnait correctement. Soulagée de voir le paiement s’afficher sans problème, j’ai ensuite testé ma connexion Free. À ma grande surprise, j’avais bien accès à Facebook et aux applications que j’utilise quotidiennement. À ce moment-là, j’ai vraiment soufflé : j’étais à Pékin, connectée, et tout semblait s’annoncer pour le mieux.